samedi 22 avril 2017

Cette vie qui circule dans mes veines !

        Tous peuvent entendre mais seuls les êtres sensibles comprennent
                                                           Khalil Gibran


Quand dans un moment de rencontre, les voix se mêlent, les regards  se parlent, les visages s'épanouissent et les sourires émergent, alors vous comprendrez ce qu'est l'amour de la vie.
Nous nous étions rencontrés sur la terrasse d'un café pour prendre le chemin du port où nos visages fleuris, se confondaient avec la lumière du soleil mêlée à la bruine.
J'avais humé, senti, léché, chaque mot, chaque phrase, chaque regard, quand main dans la main, nous pavoisions le temps de réflexions printanières, nous buvions l'eau du ciel qui mouillait nos cheveux barbouillés.
Nous étions les seuls êtres vivants, heureux, libres et sereins, nous parcourions les ruelles enchantées, les sentiers bleus, les maisons fleuries, les librairies achalandées, les musées vitrées, les ponts suspendus, les cailloux boiteux. Nous nous éclations  sous le ciel de notre vie, d'éclats de voix et de rires pour quelques moments éphémères pleins d'éternité. Nous ne nous possédions pas, nous ne mêlions pas nos vies terrestres et figées. Nous étions au dessus de cela, nous nous racontions nos maux par nos mots silencieux, nos passés, nos enfances, nos rêves.
A table ou sur l'herbe des prés, au restaurant, au café, au bar, nos yeux se fixaient et discutaient, nos gestes suivaient. Nous voulions rattraper le temps des nuits, des jours passés et nous nous étions quittés pour qu'un autre jour, nous nous rencontrerions à nouveau sans jamais oublier que la vie, chose  qui nous a été donnée de plus précieux, vaille, mérite d'être vécue, d'être aimée. 
Je me disais alors, en moi-même: J'ai vécu un laps de temps, mais j'ai aimé éternellement.

samedi 8 avril 2017

Blog en pause

Mon blog est en pause pour quelques jours, et mes ailes planeront parfois pour placer quelques mots ailleurs  quand le coeur a besoin de dire. Merci à tous.


"Il n'y a qu'une seule façon d'être heureux et c'est de cesser de se préoccuper de choses qui sont au-delà de notre volonté". Epictète.
                                                                                          




lundi 13 février 2017

La nuit étoilée dans le désert





La nuit, les étoiles sont ivres
Quand le désert s'évapore
Elles sont happées par le cosmos infini
Elles dansent et entrent en transe
La lune en liesse frémit de joie
Le ciel éblouissant et scintillant
Donne un carnaval de lumière
Par devant moi, le sable qui siffle
Et le vent qui entonne de sa voix
Une musique aux airs fulgurants

mercredi 1 février 2017

Ces sombres nuages !



Les nuages dans leur délire
De nous rendre le ciel gris
Griffant le soleil moribond
De leurs ailes sombres
Pèsent sur nos cœurs.
Mais les voilà sautillant
Se gonflant d'eau
Arrosant les champs
Abreuvant la terre
Éclaboussant les jambes nues
Des sirènes de passage.
Alors renaissent les sources
Fleurissent les arbres
Éclate le soleil
Gazouillent les oiseaux
Fredonnent les abeilles
Et ce qui vaut mieux
Par dessus ce joli festival
Que naissent les poètes !
Que s'ouvrent les cœurs !
Que jaillisse le bonheur !






dimanche 29 janvier 2017

Les Feuilles Mortes

Blog en repos







Sur la branche ténue
D'un grand magnolia
Vient souvent l'oiseau
Aux ailes amples et colorées
Il se rappelle un rêve
Fait un jour dans un pré
Où vivent les alouettes
Bercées de chants mélodieux




samedi 14 janvier 2017

Le soleil qui s'ennuie !




Vaste est le désert, vaste est le coeur, le sable frétille sous mes pieds. J'entrevois un fennec ambulant qui espérait tromper une antilope qui s'approchait d'un bel adénium (rose du désert ou baobab chacal). Ce baobab  qui peut nourrir l'antilope mais point le fennec. Alors le fennec attend, qu'attend-il ? que je passe mon chemin ou que  l'antilope allonge son coup vers le baobab chacal. D'une pierre, deux coups, se tailler une belle antilope farcie de fleurs d'adénium. Mais qu'est ce qui me fait délirer ainsi, pour mâcher des idées biscornues ? ma tête devait recevoir des rayons implacables de ce soleil qui est suspendu au zénith. Je rêve des montagnes des Alpes où la neige y batifole, là où le froid grille la peau des lèvres. Les miennes sont asséchées.
Je me réveille en sursaut, le vent de sable me pénètre les narines. Il s'était levé la nuit pour aller brouter des corps endormis sur l'esplanade d'une oasis aux mille palmiers dattiers  qui croulent sous le suc miellé des régiments de dattes diaphanes. Il est six heures, l'aube émergeant bleue. La journée commence, c'en est la deuxième  dans le Sahara...je rêve debout et je chante:

Vaste étendue du ciel
Le désert rempli de ses mystères
J'entends les palpitations de ses ombres
Sous des palmiers glorieux
L'oasis, rêve du voyageur égaré
Toujours affable, bienveillante
Et même gracieuse dans sa riche floraison
L'eau qui coule, miracle ou mirage
Comme une pluie de bercement


samedi 7 janvier 2017

Quand le ciel apparaît !









Quand le ciel apparaît le matin dans sa splendeur
Tout ce qui bouge, tout ce qui vit se mettent en branle
Les oiseaux se gorgent de rosée et dressent leurs ailes
Les arbres gémissent du plaisir de se réchauffer leurs chairs
Les fleurs dandinent de joie d'éclater leurs sèves
Le soleil comme un dieu endormi remue son foyer ardent
Le monde en effervescence reprend son trimard
Une journée où tout se décide, tout se dessine
La vie invariablement distille ses espoirs et ses rêves
Nul être ne doit être affligé, nul homme ne doit désespérer
Ainsi devait être la vie, ainsi nous la voulons.